Le Blog de Kurosawa-Cinéma

Actualités du cinéma asiatique

(Arrivage) Moonlight Mile saison 2 en DVD

Edité chez WE Prod dans leur collection WE Anim, Moonlight Mile est une série d’animation se déroulante en 2013, dans laquelle l’humanité décide de monter le projet Nexus qui lui permettra de profiter de l’énergie de l’hélium 3 présent sur la lune pendant mille ans. Goro et Lostman sont deux amis qui se sont mis au défi de gravir les plus hauts sommets du monde. Arrivant finalement au sommet de l’Everest, ils décident de monter encore plus en allant dans l’espace. Pour cela, Goro choisit d’être un technicien hautement spécialisé et Lostman choisit la voie militaire. C’est ainsi que commence le périple de nos deux héros, dans la plus grande aventure de l’humanité : la conquête spatiale.

Il s’agit donc de la saison 2, preuve que la série fonctionne plutôt bien par son coté atypique. Pour être franc, je ne connais pas la série et je ne pourrais pas en dire grand chose pour le moment, mais sachez que je tente de voir la première saison pour être en mesure de vous donner un avis complet sur les deux saisons disponible chez l’éditeur. Finalement, au moment où je continue cet article, j’ai déja eu l’occasion de voir les deux saisons de l’animé. C’est la magie des articles en brouillon que l’on publie quelques jours plus tard. La saison 2 est donc disponible sur 3 DVD avec une piste audio française et japonaise en Dolby Digital 2.0 accompagnée de sous-titre Français. Le format de l’image est en 1.77 – 16/9 compatible 4/3. Je n’en dirais pas plus sur l’édition, n’étant pas un grand connaisseur sur le plan technique, mais l’image est bien rendue et l’édition convaincante.

Concernant l’animé en lui-même, la critique de la saison 2 est présente sur mon site Kurosawa-Cinéma, regroupant finalement l’avis sur la série complète. En effet, la thématique reste la même et les changements entre les deux saisons ne sont pas si nombreuses. C’est plutôt une continuité sans coupures, surement d’ailleurs que l’animé était prévu à la base dans sa globalité et non sur deux saisons séparées. Dans tous les cas, pour un avis plus poussé, n’hésitez pas à consulter ma critique assez concise sur cette série.

Naomi Kawase en tête d’un projet de court-métrage

La réalisatrice Kawase Naomi, actuellement au festival de Cannes pour présenter son dernier film Hanezu no Tsuki, a tenue une conférence de presse dans laquelle, elle a annoncée qu’elle prévoit de créer un regroupement de court-métrage avec plusieurs autres réalisateurs du monde entier. Le projet sera dédié aux victimes du tremblement de terre de Tohoku.

Ce regroupement de court-métrage sera intitulé 3.11 Sense of Home. Comme le nom le suggère, le thème moteur sera « Le Foyer », mais plus généralement aux racines, au pays d’origine et à l’importance de la famille. Pour encore plus coller au sujet, Naomi Kawase et les autres réalisateurs qui participeront au projet réaliseront un court-métrage de 3 minutes et 11 secondes, en corrélation, avec la date du sinistre le 11 Mars.

Naomi Kawase fera appel à 8 réalisateurs, dont certains noms sont déjà mentionnés, notamment Apichatpong Weerasethakul, Victor Erice et Kaori Momoi. Naomi Kawase prévoit de projeter cette série de court-métrage au temple local de Nara à 14h46 le 11 Septembre, exactement 6 mois après le tremblement de terre. Puis, le film sera présenté près des zones affectées par le tremblement de terre.

On ne peut pas dire que les projets sur les récents sinistres au Japon sont légion, mais on voit tout de même certaines idées surgirent et pour être franc, c’est plutôt une bonne chose.

Un film sur les évènements de Fukushima

Il était évident qu’un événement tel que celui-ci intervienne sous peu dans le monde du cinéma et c’est à présent chose faite avec le réalisateur et écrivain, Atsushi Kokatsu, qui a annoncé son prochain film, intitulé « Totecheeta Chiquitita », une œuvre produite par le producteur originaire de Fukushima, Tatsuko Kokatsu, qui était déjà au niveau de la post-production avant les récents désastres qu’il y a eu au Japon, mais il semblerait que le projet était voué à être enterré dû aux difficultés de tournage dans la région de Fukushima. A présent, graçe au support des anciens résidents de la zone du désastre, la production de « Totecheeta Chiquitita » va à nouveau continuer.

Le film parle d’une réunion entre Yuriko, une ancienne institutrice de 70 ans et les membres éparpillés de sa famille à Fukushima. Cependant, on doute que l’equipe de Kokatsu sera en mesure de pouvoir filmer dans une zone proche de la centrale Daichi de Fukushima. C’est tout de même assez fantastique de voir que les réalisateurs refusent de laisser tomber cette région à présente, désertée. Le succès de « Totecheeta Chiquitita » dépendra beaucoup des dons, chacun peut aider ce projet à se concrétiser en participant à la collecte sur le site officiel du film. Si tout se déroule bien, il y a des chances pour que le film puisse voir le jour à la fin de l’année.

Pour ma part, je trouve qu’il s’agit d’un projet nécessaire pour la Japon, tout comme les différents films qu’on a pu voir sur les événements des bombes de Hiroshima et Nagasaki. En plus d’avoir un certain pouvoir de deuil pour les sinistrés, les films traitant de sujets aussi importants et délicats sont généralement d’excellents métrages. Je suis donc impatient de voir ce que proposera ce film de Atsushi Kokatsu. Merci à J-Film Pow-Wow d’avoir annoncé cette nouvelle.

Encyclopédie sur les actrices de SF de la Toho

Voici quelque chose qui n’est pas très courant compte tenu que ce genre d’ouvrage ne verra probablement jamais le jour en Europe, ni même aux Etats-Unis et qu’il est fort dommage de passer à coté d’une telle encyclopédie sous réserve de ne pas savoir lire le japonais. En effet, Toho SFX Actress Encyclopedia est sorti au Japon, il y a de cela, environ un mois et couvre plus de 50 ans d’effets spéciaux des studios de la Toho et des actrices ayant participées à ses films entre 1954 et 2004. Publié par Yosensha Co., ce manuel de 158 pages inclut d’incroyables et très rares photographies en couleurs et en noir et blanc des plus belles femmes qui ont été montrées à l’écran dans les studios de la Toho. Il semblerait logique que ces photographies ne soient pas si rares au Japon, mais pour les amateurs étrangers tels que nous, être en mesure de pouvoir revoir en photo autant de films incroyables accompagnés des stars féminines de l’époque décuple l’intérêt d’un tel ouvrage.

En plus de çà, il y a une très intéressante sélection d’interviews avec des actrices du genre telles que Akiko Wakabayashi, Yuriko Hoshi, Yuriko Hishimi, Tomoko Ai, Megumi Odaka, Keiko Sawai et bien évidemment l’une des plus connue du public, Kumi Mizuno, que l’on a pu voir dans l’excellent film Matango ou encore dans Monster Zero. D’ailleurs, l’interview de Mizuno est incroyable, longue et complète, accompagnée d’une collection d’excellentes photos. Aucun doute que nombreux fans seront ravis de se procurer un exemplaire de cette incroyable encyclopédie, faisant état des souvenirs d’un studio magistral durant son âge d’or. Toho SFX Actress Encyclopedia peut être commandé sur Amazon Japon sous l’ISBN 9784862487025. Son prix avoisine les 20€, autant vous dire que c’est largement abordable. Je vais de mon coté tenter de commander ce dernier pour vous le présenter dans l’avenir, en espérant que j’y arrive sans problème. Merci au site Science Fiction Japan d’avoir fait écho de cette nouvelle.

Un nouveau documentaire sur Akira Kurosawa

Sur le site de Michael (Wildgrounds), consacré au cinéma japonais principalement, j’ai appris une forte bonne nouvelle. Il semblerait qu’un nouveau documentaire sur le maître Akira Kurosawa soit en préparation et qui serait intitulé Kurosawa’s Way. Ce documentaire sera réalisé par son ancien assistant et la traductrice Catherine Cadou. Dans ce dernier, elle tente de voir comment Akira Kurosawa a influencé les générations de cinéaste, mais également, quel impact Akira Kurosawa a t-il sur le cinéma d’aujourd’hui.

Onze réalisateurs ont acceptés pour l’occasion de partager leur pensées et point de vue personnel sur le réalisateur pour ce documentaire. On aura donc pour cette occasion, Bernardo Bertolucci, Julie Taymor, Théo Angelopoulos, Alejandro-Gonzales Inarritu, Abbas Kiarostami, Shin’ya Tsukamoto, Hayao Miyazaki, John Woo, Martin Scorsese, Clint Eastwood et pour finir, Bong Joon-ho. A vrai dire, que du beau monde. Cependant, le documentaire est annoncé pour ne faire que 52 minutes, à vrai dire cela semble très court. Néanmoins, attendons de voir le contenu, surtout que celui-ci sera présenté à la sélection du festival de Cannes 2011.

Étant un grand amateur du cinéma de Akira Kurosawa, je suis assez impatient de voir cela. J’ai déjà vu deux documentaires à son sujet et quasiment tous ses films (je dis quasiment car je garde encore certaines de ses œuvres en DVD pour les voir au moment opportun), autant vous dire que je vais suivre cela avec attention.

>