
Voici un film qui m’intrigue beaucoup. Land of Scarecrows ou Heosuabideuleui Ddang dans son pays d’origine. Un film du réalisateur de Last dining table qui s’oriente dans le poème visuel, sentimental et personnel qui décrit la vie de trois personnages poursuivant chacun leur rêve et dont les vies s’entremêlent accidentellement. D’un coté, nous avons Jiyoung Jang, une lesbienne travestie qui se fait passer pour un homme de 40 ans, Loi Tan, un petit garçon philippin adopté et Rain, une jeune femme venue des Philippines poursuivre son rêve coréen. C’est aux Philippines que les Coréens du pays des épouvantails vont chercher les enfants et les épouses dont leur terre toxique ne peut plus garantir l’intégrité…

Land of Scarecrows, terre d’épouvantails, est une succession de tableaux à la fois magnifiques et cruels, un film poétique, méditatif, décalé, parfois irréel mais qui parle de notre monde d’aujourd’hui. Deuxième volet d’un tryptique sur la pollution environnementale, physique et mentale. Avec une économie de moyens et un style proche du film expérimental, Gyong-tae Roh nous présente une œuvre en marge du cinéma, comme le sont ses personnages, en marge de la société.

Pour ma part, avec une description telle que celle-ci, il m’en faut pas plus pour m’intéresser à un titre tel que celui-ci. Pour vous donner un ordre d’idée du genre de film que fait le réalisateur, voici le lien vers la critique du film Last Dinning Table que j’ai réalisé sur mon autre site Kurosawa-Cinema. Autant vous dire que ce genre de film est réservé à ceux qui sont intéresse réellement par le cinéma. Car pour être franc, il faut avoir vu un grand nombre de films, de toutes époques et de tout genre pour apprécier ou tout du moins analyser un film tel que Land of Scarecrows. Pour ma part, ce genre de film m’intéresse, car il se situe à la limite du carcan du cinéma. Cette le genre d’œuvre atypique qui attire ma curiosité.

Pour parler un peu du DVD qui sortira sous peu, celui-ci est édité par Spectrum Films, éditeur que j’apprécie pour sortir des films d’un genre bien précis, celle d’offrir des films généralement mis de coté, qui ne sont que trop peu connus et qui méritent d’être connu. L’édition est généralement faites dans un boitier slim épuré que j’apprécie pour ma part. Concernant les détails techniques, le film sera proposé en coréen avec sous-titres Français avec un format image de 1.85 – 16/9 compatible 4/3. En plus d’offrir le film, le DVD contient des bonus dont une interview exclusive de Gyong-tae Roh, une émission de TV coréenne et les deux premiers courts-métrages du réalisateur Father & Son et Reincarnation.

Bref, je vous en dirais en peu plus dès que j’aurai l’occasion de le voir et vous retrouverez la critique du film sur mon site Kurosawa-Cinema.























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